Archives mensuelles : mars 2016

« Le dragon qui voulait apprendre la conjugaison »

Pour écouter la chronique, c’est là : https://djpod.com/lamusedesgones/le-dragon-qui-voulait-apprendre-la-conjugaison-elsa-faure-dessins-sandra-garcia

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« Le dragon qui voulait apprendre la conjugaison » Elsa Faure dessins de Sandra Garcia aux éditions la plume de l’Argilète.

Egalement en « Biblio Braille ».

La Muse était déjà tombée sous le charme des dessins de Sandra Garcia, qu’elle a tout naturellement soumis au comité de lecture du salon les marmots en Val de Saône. C’est ainsi que Sandra était présente le 6 mars dernier au salon intercommunal du livre.

Et juste avant de venir, Sandra poste sur son Facebook une couverture d’un livre qu’elle a dessiné : « le dragon qui voulait apprendre la conjugaison », sorti également en braille.

Vous pensez bien que La Muse, dont l’objectif premier est que tous les enfants puissent lire et découvrir des histoires, était ravie de cette sortie juste avant le salon.

C’est ainsi qu’elle a découvert, en braille s’il vous plait, ce merveilleux livre écrit par Elsa Faure, et dont elle a fait l’acquisition en braille.

Allez, c’est parti pour la chronique.

L’histoire ? Si vous voulez.

C’est l’histoire d’un petit dragon tout gentil tout mignon, mais, trop gentil. Un dragon timide, un dragon pas comme les autres dragons, qui s’ennuyait de protéger les belles endormies et de faire peur en crachant du feu ! Alors il se vit attribuer la garde des tonneaux de vin à l’entrée de la cité !

Comme il trouva le temps long, il alla chez son ami le moine pour apprendre … la conjugaison.

Et il va se passer quelque chose car ce petit dragon tout heureux, grâce à la conjugaison, va sauver un autre dragon.

Ce que La Muse en pense : alors franchement, je suis tombée fan de ce petit dragon qui est charmant, tout mignon, et très bien dessiné ! Au niveau de l’histoire, j’ai bien ri. De surcroît, elle est très agréable à lire pour les enfants. Mine de rien, on comprend avec le petit dragon ce qu’est une terminaison, et à quoi sert la conjugaison. Apprendre en s’amusant, mais c’est merveilleux ! Franchement, la muse est fan.

À la fin du livre il y a même une petite explication sur le vocabulaire médiéval et sur la conjugaison.

L’histoire est très bien ficelée, très drôle, avec des rimes par-ci par-là… et de la conjugaison (mine de rien les enfants qui n’aiment pas ça vont adorer et connaître leur terminaison par cœur après la lecture de ce magnifique ouvrage).

Je trouve également que les dessins sont très adaptés et j’adore ce petit dragon qui est ma foi très beau. J’ai d’ailleurs eu la très agréable surprise d’avoir un magnifique dessin dédicacé de Sandra Garcia à la fin du salon lorsque j’ai ouvert les livres que j’avais achetés. Merci Sandra !

Comme on ne peut pas dire que tout est parfait … on se permet simplement de remarquer une coquille : qu’est-ce qu’une coquille, allez-vous me dire ? Une coquille, c’est lorsqu’il y a une faute dans un livre, mais que souvent, cette faute n’est pas du fait de l’auteur et encore moins du dessinateur voire de la maison d’édition… c’est une erreur qu’on ne voit pas, ou qu’on a vue et qui est quand même passée malgré une énième correction (la coquine). Bien évidemment la fosse aux lions s’écrit ainsi. (Que celui qui n’a jamais fait de coquille dans ses textes nous jette la première pierre !!!). A noter que la coquille sera corrigée à la prochaine édition (chouette !).

On est allé faire un petit tour sur le site des Editions La Plume de l’Argilète, et on a remarqué qu’ils faisaient plusieurs livres en braille. Alors pour La Muse, c’est le premier, qu’elle pourra montrer lors des animations. Et on félicite vraiment La Plume de l’Argilète de s’intéresser à tous les enfants.

Et puis, La Muse apprécie également quelque chose : malgré le fait qu’il ne soit pas relié comme un livre ordinaire (je pense que c’est l’impression braille qui l’empêche) le livre en braille a les mêmes caractéristiques qu’un livre dit « normal ». Je m’explique : les dessins sont tout aussi beaux, tout aussi colorées ! Ce n’est pas un simple livre en noir et blanc. Et là je dis bravo, bravo, bravo !!! Ce n’est pas parce que les enfants ne voient pas ou voient mal on ne doit pas leur offrir la même chose qu’aux autres.

Enfin, j’apprécie beaucoup les effets de couleurs dans le texte, qui concernent … les terminaisons. De surcroît, le livre est adapté aux Dys.

La Muse vous recommande donc très chaudement « le dragon qui voulait apprendre la conjugaison » d’Elsa Faure, avec les magnifiques illustrations de Sandra Garcia, aux éditions La Plume de l’Argilète.

Extraits :

« Il était une fois, au temps des chevaliers et des princesses enfermées dans les donjons, une communauté de dragons qui vivaient bien paisiblement dans la vallée de Dragonaison. À Dragonaison, les dragons passaient leur temps à s’amuser, à festoyer gaiement et à jouer à cache-dragon. En somme, les dragons de Dragonaison étaient de véritables fripons ! »

« Pour être un vrai dragon, tu dois savoir bien parler, c’est-à-dire bien t’exprimer, c’est-à-dire conjuguer ! Commença Abérald le Moine.

  • Parler et exprimer, je sais ce que ça veut dire mais conjuguer, c’est quoi ? Interrogea le petit dragon tout mignon.
  • Conjuguer, c’est décorer les verbes avec des terminaisons, répondit le moine sur un ton assuré. »

 

 

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Retours sur le salon ! En attendant 2017

C’est là qu’il fallait être !!!
Les discours, les discours, les discours !!!

Merci à tous…
Vous entendrez, certains se moquent !!! (« si, il me reste encore une page, mais ça va aller très très vite !!! »).

Merci à Dominique Viot et à notre Présidente d’Interco., également 1ère Vice-Présidente de notre beau Département de l’Ain, pour leurs propos et leur confiance envers la Culture en général et notre salon en particulier.

La Muse des Gones, Au Fil des Pages et le Hibou 😉

 

Pour ceux qui n’étaient pas là … Mais où étiez-vous donc ??? Voici les discours d’ouverture !!! (il y a du bruit, c’est parce qu’il y a du monde !!!).

Un grand merci à nouveau à Eliane, de la librairie Au Fil Des Pages, sans qui ce salon n’existerait pas, et à notre super génial extraordinaire chroniqueur et filmeur, patient (parce qu’il paraît que je bouge pas mal ;)) : Merci à toi, Denis, de Les Lectures du Hibou pour tout.

Allez, c’est là, il faut cliquer (juste au dessus). Bonne écoute !!!

La Muse

Nb : pour ceux qui n’auraient pas fait le tour … le discours a été fait avec les extraits de titres de livres ou noms d’auteurs / illustrateurs… On vous laisse le ré écouter différemment, du coup 😉.

Extraits :

Dominique Viot (Maire de Garnerans) : « La commune est heureuse d’accueillir … les livres, c’est important dans la vie, et c’est important à Garnerans … on va mettre en place une boîte à livres … complétée par une boîte à livres géante dans la mairie … Le salon intercommunal de Garnerans … Si la communauté de Communes n’existe plus, Garnerans existera toujours pour vous accueillir l’année prochaine ».

Muriel Luga-Giraud (Maire de st Didier, Présidente de l’Interco. et 1ère VP du Département de l’Ain) : « Je voudrais féliciter Christine pour ce discours … cela donnera envie aux personnes de vous rencontrer… Au niveau de la Communauté de Communes, ce n’est pas la première fois que nous sommes présents, ce n’est pas la première fois que nous soutenons, et ce ne sera pas la dernière … car même s’il y a fusion de communauté … nous souhaitons garder … et celle-ci en est une, d’autant que cette initiative est une initiative privée … Là, c’est une équipe de passionnés, qui ont entraîné tout un groupe et qui ont réussi à convaincre les élus locaux de les appuyer, de les aider dans cette démarche qui plaît beaucoup, et qui plaît aux élus, aux habitants, aux enfants. Félicitations au nom de la Communauté de Communes, que ce salon intercommunal se poursuive, qu’il soit peut-être encore plus grand, qu’il aille sur le nouveau territoire, … »

La même, prend la parole en tant que Conseillère départementale … c’est important de savoir que le Département est au côté de la Culture et que je suis ici aujourd’hui pour vous dire que le Département vous soutient, et souhaite que ce salon puisse se poursuivre. Bravo et félicitations … ».

« Coucouic, le corbeau qui ne savait pas voler »

Les petites chroniques de La Muse :

Pour écouter la chronique, il faut cliquer ici : https://djpod.com/lamusedesgones/coucouic-le-corbeau-qui-nes-savait-pas-voler-fanny-anais-d-jeremy-duplot

Aujourd’hui, « Les histoires de Coucouic, le corbeau qui ne savait pas voler ».

C’est l’histoire d’une belle rencontre. La Muse a été invitée à participer à la rencontre jeunesse au Biscuit Créatif, avec Denis Arnoud, de Les Lectures du Hibou.

Juste avant l’animation, deux jeunes gens me précisent qu’ils ne pourront pas rester, malheureusement, mais qu’ils auraient adoré. Ils ne peuvent pas rester, car ils ont une petite fille, qu’elle est chez la nounou, et qu’ils doivent aller la chercher. Mais que de regrets !!!

Alors, on papote un peu (juste histoire de leur faire regretter un peu plus ;)), et de papotage en papotage, j’apprends que ces deux jeunes écrivent et dessinent !!!

Alors, en tant que Muse curieuse, je demande : « mais avez-vous un texte, un projet ? Là, ici, sur vous ? ».

Et, Fanny me répond « j’ai un exemplaire, toujours dans mon sac, mais il n’est pas terminé, cela me gêne ».

Top, banco !!! Je demande, je regarde, je suis charmée, je trouve qu’ils sont plein de bonne volonté et hop, je valide et demande de recevoir un exemplaire, afin de le présenter au comité de lecture.

C’est ainsi que Fanny Anaïs D et Jérémy Duplot ont été accueillis à leur premier salon, avec « Coucouic, le corbeau qui ne savait pas voler ».

La Muse va vous présenter leurs albums (il y en a deux à l’heure actuelle). Elle a flashé, est complètement fan.

Allez, c’est parti !!

L’histoire ? C’est l’histoire de Coucouic, un petit corbeau qui est différent des autres corbeaux, puisqu’il ne sait pas voler.

Il a des amis, heureusement, une souche (qui s’appelle Souchon, hé hé hé, rigolo !!!), plein d’amis, et on se rendra vite compte que malgré ses difficultés (puisqu’il ne sait pas voler), ce petit oiseau n’est pas seul.

La première histoire retrace les tous débuts, les amis, les voyages. la seconde histoire, c’est l’anniversaire du petit oiseau. Et le livre est un peu plus construit, on sent une évolution dans le travail.

Ce que La Muse en pense : vraiment, cette histoire est bien ficelée. La Muse est ravie d’avoir rencontré ces deux jeunes, qui sont super sympas, et qui souhaitent vraiment faire vivre leur petit oiseau, Coucouic. Et attention, quand ils viennent à un salon, ils ne viennent pas les mains vides !!! En effet, ils ont fabriqué la peluche (quand même assez grande 😉 ) du petit corbeau, et pendant les échanges, Jérémy Duplot fait ses crayonnés (La Muse en a réclamé un, Jérémy lui a offert, et il est tout simplement magnifique !!!).

Cerise sur le gâteau ? Le prix des livres et la gentillesse des auteurs. Franchement, on vous recommande « Coucouic, le corbeau qui ne savait pas voler », de Fanny Anaïs D et Jérémy Duplot.

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Pour ma petite chroniqueuse en chef !

Au salon, il y avait Virginie Brivady, du très renommé site : « livre-acces.fr ». Virginie a été décorée par la ville de Clichy pour son action en faveur des enfants.

De plus, elle vient de passer sur Europe 1 (en coup de cœur !).

Voici la photo (avec Marie Garnier et La Muse), et le titre, c’est parce que ma petite chroniqueuse vient de s’abonner à mon blog (vous pouvez en faire autant 😉 ).

La Muse

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« L’appareil photo magique » de Frédéric Blémond

Pour écouter la chronique en audio, il faut cliquer ici :

https://djpod.com/lamusedesgones/l-appareil-photo-magique

L'appareil photo magique Frédéric Blémond

Bonjour c’est La Muse en audio. Aujourd’hui « l’appareil photo magique » par Frédéric Blémond.

« Les grandes inventions. Épisode 1 : L’initiation ».

Alors je suis assez contente, parce que j’ai gagné à un concours et ça n’arrive pas souvent, donc quand je gagne, je suis contente, et en plus je le dis alors voilà j’ai gagné, j’ai gagné : un livre !

Un livre qui m’a été envoyé très très rapidement d’ailleurs, par Frédéric Blémond, jeune auteur, très sympathique, qui est dans les Landes, et donc écrit « L’appareil photo magique ».

Voilà pourquoi j’ai bien aimé ce livre : c’est un petit livre, sous forme reliée. C’est le deuxième ouvrage de l’auteur, qui avait fait quelques rimes auparavant, dédiées à sa sœur. Aujourd’hui, il s’attaque à la mission qui rythme sa vie, c’est-à-dire les enfants.

C’est une nouvelle, donc, pour enfants, qui est un premier opus d’une série, de la série des aventures d’Astrid et Armand. Moi, ce que je trouve sympathique dans cette série, c’est que d’abord c’est assez bien raconté, c’est gentil etc. j’aime beaucoup, je trouve que les enfants vont aimer aussi le concept, et puis, on apprend plein de choses !

On apprend sans penser au fait qu’on est en train d’apprendre. Je m’explique : dans « L’appareil photo magique épisode 1, grandes inventions », on découvre plein de noms, on découvre comment la première photo a été réalisée, les difficultés etc.

il y a petit personnage aussi qu’on vous laissera découvrir, qui est un peu bizarre, mais qui est super gentil, qui s’appelle Cristal, on vous laissera découvrir ce petit personnage qui va certainement revenir dans les différentes aventures…

moi j’aime bien parce qu’il y a la découverte du laboratoire, des noms … et tout ça c’est très vrai, c’est la réalité, c’est ce qui s’est passé à l’époque ; alors bien sûr, pas l’histoire, qui est romancée, mais les noms sont des noms réels, les dates, la façon dont ça s’est passé… tout cela, c’est vrai, et du coup, on est dans l’histoire, avec les enfants, on apprend des choses, et je trouve ça très sympathique.

L’auteur a également fait les illustrations, et à la fin, on trouve un petit jeu qu’il a souhaité, avec une table des matières des jeux. À chaque illustration, il y a une petite question qui vraiment assez simple (cela dépend bien sûr de l’âge de l’enfant, mais après on peut l’aider, on peut jouer avec lui). Par exemple pour le premier jeu, il faut découvrir quel est le petit animal qui est caché dans la verdure. Lorsqu’on le découvre, on inscrit son nom dans les cases, il y a une lettre bonus, il y a un nombre de cases comme ça on est sûr de la réponse, il y a une petite case en jaune. Et à la fin, lorsqu’on a fait tout le jeu (il y a 12 illustrations, mais il y a plus de 12 jeux, parfois il y a deux voire trois jeux par illustration), on retrouve le futur thème des aventures d’Astrid, d’Armand accompagnés de Cristal.

C’est assez rigolo, j’aime bien, j’ai bien le principe (il y a les réponses, on ne sait jamais !).

 

De surcroît, l’auteur s’engage pour la planète, reversant à une association 0,50 € par livre vendu. Cette association a pour but d’aider à la scolarisation de jeunes malgaches dans un petit village de brousse.

 

J’aime bien. Je trouve qu’il y a du potentiel chez cet auteur, un grand potentiel, et qu’il va aller en s’améliorant, parce qu’évidemment, là, c’est son premier livre, c’est un essai qui est bien, je pense qu’au fur et à mesure, il va prendre plus d’assurance, et nous faire des livres qui vont arriver à une belle série.

 

J’ai bien aimé « Initiation », je vous encourage à donner une chance à cet auteur en le lisant. Je pense que vos enfants seront ravis, c’est assez sympathique, j’aime bien le principe des jeux, qui permet de pouvoir lire le livre et d’avoir également de temps en temps une fenêtre ouverte sur le côté ludique.

 

Alors bravo à Frédéric Blémond pour ce premier (en fait, ce deuxième) ouvrage, mais premier ouvrage de « L’appareil photo magique, les grandes inventions ». Bravo pour cette réflexion, car comme il le précise, ses ouvrages se veulent éducatifs grâce à l’histoire qu’ils relatent, mais aussi, Ludo pédagogiques, grâce aux dizaines de jeux destinés à éveiller ou à développer les capacités de chaque enfant.

La Muse valide, c’est quelque chose qu’elle ne connaissait pas, qu’elle trouve vraiment réjouissant. Au niveau des jeux, franchement, ils ne sont pas compliqués. Après, cela dépend bien évidemment de l’âge de l’enfant, mais même pour un enfant de cinq ans (bien sûr, qu’on va aider), il sera facile de trouver le petit animal qui est caché, de trouver l’heure qu’il est… parfois ce n’est pas toujours évident, mais cela développe certaines notions, et cela permet aussi, ce que La Muse aime bien, de rechercher, d’échanger avec papa maman, ou un ami pour trouver à quel endroit se cache tel animal, telle couleur… La Muse est fan de cette notion d’échange et de partage au niveau du livre.

 

Bravo Frédéric Blémond, on attend le deuxième, et je vous envoie en message privé petit informations complémentaires que je n’envoie qu’aux auteurs.

 

 

« Allô Papi ici la Terre » de Cécile Alix

Cliquez ici pour écouter la chronique en audio :

https://djpod.com/lamusedesgones/allo-papi-ici-la-terre-cecile-alix-magnard-jeunesse

Allo Papi ici la Terre de Cécile Alix

Chronique : « Allô papi ici la Terre » de Cécile Alix aux éditions Magnard jeunesse. Illustration de couverture : Marc Majewski.

Je viens de recevoir des éditions Magnard jeunesse (que je remercie sincèrement) un véritable petit bijou : le dernier livre de Cécile Alix : « Allô Papi ici la Terre ».

C’est un livre pour les enfants, dès 8 ans, pour les bons lecteurs.

L’histoire ? C’est l’histoire de Youn, un grand garçon de déjà huit ans, que son papi et tout le monde appelait l’oiseau-clown (tout simplement parce qu’il passait son temps à faire rigoler tout le monde).

Mais un jour, Youn va perdre son papi. Il va devenir triste, et surtout ne va pas comprendre. Il ne va plus parler à ses parents, pour ne pas les rendre encore plus tristes. Alors, il va écrire à son papi, et attendre un signe.

Ce que La Muse en pense :

Tout d’abord, je tenais à féliciter le dessinateur qui a fait une couverture magnifique, qui correspond tout à fait au livre. Bravo, l’Artiste !!!

L’histoire, à présent : elle est magnifique bien que traitant d’un sujet jamais facile à aborder (la mort). L’auteure réussit le tour de force de nous entraîner dans les pensées du petit garçon : c’est en effet avec les yeux d’un enfant, la curiosité d’un enfant, la peine et les joies d’un enfant que l’on va découvrir ce qu’est … la vie (oui, oui, vous avez bien lu). C’est en cela que Cécile Alix a admirablement réussi cet ouvrage. Comment ne pas être interpellé par ce petit garçon à qui on explique que son papi est au ciel, puis près de lui, puis qu’on a perdu. On perd quelqu’un, ça veut dire qu’on peut le retrouver ?

Le petit garçon va se poser plein de questions, apportera ses réponses, toujours pleines de tendresse et de spontanéité.

Beaucoup de moments drôles dans ce livre magnifiquement écrit, empli de poésie, qui aborde d’une façon magnifique cette pudeur dont on entoure parfois trop souvent les enfants lorsqu’un sujet est grave. Youn dira même : « j’ai le rhume du manque », en parlant de son papi disparu.

Ce livre n’est pas un livre triste, c’est un livre empli de références pour qui sait les chercher et trouver (Allez, je vous en donne une : les fans d’Astérix remarqueront la référence subtile à leur héros).

Cécile Alix est une poétesse, une auteure au grand cœur. Et si vous la suivez (elle est souvent chroniquée sur le blog de La Muse), vous remarquerez que tout au long de son parcours, elle accueille ça et là des oiseaux, et ici place l’enfant « dans un nid très chaud qui se balance doucement au milieu d’une forêt de gens ».

Comme elle est poète, elle crée de beaux personnages. Ainsi, la nounou de Youn, qui a « un rire qui rebondit comme une cascade », expliquera qu’on « ne comprend que ceux qu’on regarde bien. Il faut aller chercher leur lumière au-dedans. »

Cécile Alix a su créer une merveilleuse histoire, pas triste, puisqu’on rit aux questions et aux interrogations de Youn. Et puis il est touchant ce petit garçon quand il écrit pour son papi.

Ce livre est vraiment à mettre entre toutes les mains. C’est un livre sur l’amour, l’amitié et la vie.

Quand vous l’aurez terminé, vous comprendrez 😉

Extraits :

« C’est papi qui avait trouvé mon surnom, un dimanche où mes parents se plaignaient de mes dernières bêtises. Il avait froncé ses sourcils broussailleux, croisé les bras sur son énorme torse et poussé un grognement d’ours des cavernes. En prenant un air de moineau effarouché, j’avais rentré la tête dans mes épaules et clignoté des yeux à toute allure – j’en rajoutais un peu parce que je n’avais pas vraiment peur. Alors il s’était mis à rire en m’ébouriffant les cheveux. – T’es un drôle d’oiseau, toi, avait-il dit de sa voix rocailleuse. Notre Youn est un oiseau-clown ! Ça m’était resté, et même à l’école on m’appelait comme ça, Youn, l’oiseau-clown ».

« Allô papi ? C’est toujours moi ! Je t’écris encore car tu n’as envoyé aucun signe et je ne sais pas du tout où tu es !! Tu exagères d’être mort sans m’avoir préparé à rien !! Moi, j’étais habituée à toi, ce n’est pas juste ! Tu aurais pu me le dire ! »

 

La Muse remercie à nouveau sincèrement les éditions Magnard Jeunesse pour ce magnifique SP, et rappelle que l’auteure Cécile Alix et son magnifique « Allô Papi ici la Terre » était en pré-vente dimanche 6 mars dernier au salon intercommunal du livre « Les Mar’Mots en Val de Saône ».

N’hésitez pas, foncez, comme dirait Denis Arnoud, des Lectures du Hibou, vous allez vous régaler !