Disparition d’une maison d’édition

Pour écouter la chronique, c’est ici qu’il faut cliquer : https://djpod.com/lamusedesgones/fermeture-d-une-maison-d-edition-la-cabane-a-mots.

S’il y a bien une chose que La Muse n’aime pas, c’est la fermeture d’une maison d’édition.

Parce qu’une maison d’édition, comme son nom l’indique, sert à … éditer. Et quoi donc ? (je vous le demande). Et bien oui, des livres ! Des beaux, des qu’on aime, des qu’on aime pas (on n’est pas obligés de tous les aimer non plus), des qui vont nous faire rire, des qui vont nous faire sourire, des qui vont nous faire pleurer … Bref, des livres qui vont nous émouvoir.

Et c’était un peu ça, « La Cabane à mots », maison d’édition associative qui allait devenir une société.

Voici ses statuts (trouvés sur le net, je ne m’embête pas, hein) : Objet: de concevoir et d’éditer des livres, des revues, des illustrations, des posters, des cartes postales et tous supports imprimés ou de promotion en découlant et de les diffuser à travers le monde sans but lucratif, de promouvoir, avec une partie des fonds recueillis : de nouveaux auteurs afin de les faire connaître des lecteurs en les éditant, notamment à travers des recueils de nouvelles, et cela afin de leur donner assurance et confiance en eux tout en leur permettant de découvrir le monde de l’édition, de nouveaux illustrateurs afin de les faire connaître du public en imprimant leurs oeuvres sur tous supports, d’organiser ou de mener des actions culturelles autour du livre, de la littérature, de l’écriture et de la lecture ainsi que de la promotion de la langue française notamment par le biais de correction de manuscrits, de conduire, initier, participer à toutes actions, quelle que soit leur nature, favorisant l’objet, ou susceptible de contribuer à sa réalisation.

Chouette, non ?

Et en effet, c’était chouette. Perso, je les ai rencontrés lors d’un salon du livre en 2014. Ils faisaient partie d’une bande de copains. Tout de suite, je les ai trouvé sympas, enjoués, drôles … et j’ai acheté leur(s) production(s) … et je me suis fait prendre en photo (on a commencé à rire).

Ils avaient diverses collections, dont une jeunesse, que La Muse avait sollicitée et qu’elle a reçue, avec très grand plaisir (elle l’a d’ailleurs chroniquée et mise en valeur immédiatement sur son blog). Dans une autre série, il y avait les « Antho » : la Cabane donnait sa chance à de nouveaux écrivains, en leur faisant participer chaque année (même deux fois par an) à un concours de nouvelles. 7 étaient sélectionnés, et après, contrat et tout et tout … et ventes toujours dans la bonne humeur.

Ainsi, je peux me vanter d’avoir à titre perso. toute la collection des « Antho » de La Cabane à Mots, dédicacée de (pratiquement) tous les auteurs (oui, il faut les avoir tous, ce qui n’est pas facile !).

L’esprit était familial, sympathique, gentil … D’abord, parce que La Cabane, c’est une famille, au sens propre du terme, mais aussi des amis, presque de la famille. « La Cabane à Mots » a édité de nombreux livres, dont sept ouvrages dans les « Antho », des livres pour la jeunesse mais aussi pour les adultes.

Elle s’est attachée très rapidement (je ne sais pas si c’était dès le départ) à s’ouvrir à tous en proposant ses livres en police d’écriture spéciale « Dys », qui aide la lecture des dyslexiques, mais qui ne dérange pas les autres (ça, vous pensez bien, La Muse est fan).

Aujourd’hui, nous venons de l’apprendre, « La Cabane à Mots » va fermer. Alors, La Muse est un peu triste. Parce qu’une maison d’édition qui ferme, c’est un peu (beaucoup ?) de lecture, donc de culture, qui s’en va. Une larme coule le long de sa joue, car elle n’aime pas qu’une maison d’édition ferme. En plus, quand c’est une belle maison d’édition, avec de belles valeurs.

La Cabane à Mots

Sidonie, Valentin et Corinne, de « La Cabane à Mots »

Attention, La Muse ne se prononce pas sur la raison de leur fermeture, ce n’est pas son rôle, et comme elle l’a déjà expliqué, elle ne fait que chroniquer, c’est ça, son « job ».

Donc, aujourd’hui, elle leur dit « au revoir », espère que chacun continuera à nous enchanter par ses productions (La Muse restera toujours aussi critique), et vous informe qu’il vous est possible d’acheter une (ou des ?) Antho en vous adressant directement auprès d’un des auteurs.

La Muse

La Cabane à Mots 1

Sidonie et Patrick, de « La Cabane à Mots ».

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3 réflexions au sujet de « Disparition d’une maison d’édition »

  1. AU Plaisir De LIRE

    Triste voire davantage !

    Passion partagée !

    Comme j’aime à dire et redire ici et ailleurs : devant et derrière le livre se trouve l’Humain.

    Bref ! Je suis une libraire-conteuse passionnée et indépendante et pas seulement !
    merci

    J'aime

    Répondre

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