Archives mensuelles : mai 2016

« Askeladen et le pari contre le Troll » Laurent Peyronnet

« Askeladen et le pari contre le Troll » de Laurent Peyronnet, illustrations Godo. Nats Editions.

Pour écouter la chronique, cliquez ici : https://djpod.com/lamusedesgones/askeladen-et-le-pari-contre-le-troll-laurent-peyronnet-godo-nats-editions

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Alors moi je suis contente. Il faut que je raconte : il m’arrive des choses incroyables. Enfin, incroyables pas tant que ça puisque la muse est référence jeunesse et que les auteurs lui font confiance. Et ils ont bien raison.

Donc, il était une fois, nonnnn, ça ne commence pas comme ça … Bref, un jour, je regarde ma messagerie, et j’y vois un message (quoi de plus banal, allez-vous me dire). C’était un message de Laurent Peyronnet, auteur, qui venait me proposer son livre « Magnus » (la chronique, ici : https://lamusedesgones.com/2016/04/23/magnus-une-histoire-pour-tuer-le-temps) et je me dépêche pour la chronique du 2ème (oui, oui, je suis en retard, mais mes chroniques sont tip top et tous les auteurs en sont ravis).

Bref, suite à ça, il me parle de son dernier ouvrage, « Askeladen et le pari contre le Troll » que je m’empresse de commander chez Nats Editions. Cerise sur le gâteau ? C’est moi qui ai eu la 1ère dédicace de l’auteur (fête, joie et tout le tralala).

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Bon, suffit de parler, chroniquons, voulez-vous ?

L’histoire ?

Tout commence par l’histoire d’une famille, le père, la mère, et les trois fils. Les deux grands sont (un peu, même beaucoup) paresseux et (bien) trouillards, et le plus petit (Askeladen) est un malin.

« Les deux grands étaient des bons à rien, le plus petit était trop jeune pour qu’on sache ce qu’il deviendrait ». Le décor est planté 😉

Le père, bûcheron, va demander à ses fils (au grand en premier puis au second) d’aller couper du bois. En effet, lui est fatigué. Les deux grands essaient d’y échapper, mais seront obligés de se rendre en forêt. Bon, comme ils ne sont pas courageux, ils vont prendre une petite hache et choisir un petit sapin … et vont trouver le troll qui les forcera à rebrousser chemin.

Alors, Askeladen, le petit dernier, va demander la permission d’aller couper du bois. Permission qui lui sera refusée, au vu de son jeune âge. Mais qu’importe. Il va attendre que la maison soit endormie, et il va y aller, prenant soin de prendre avec lui le peu de nourriture trouvée pour se ravitailler (le reste étant fermé dans le garde-manger).

Et, comme ses frères avant lui, il va rencontrer le Troll, qui va le menacer. Mais, au contraire de ses frères, Askeladen est un petit malin. Et il va déjouer, un à un, tous les tours du géant avant de devenir le héros de son village.

Ce que La Muse en pense : Trop génial ! (j’ai le droit de parler comme les enfants ?).

J’adore ce petit bonhomme, qui bien qu’il n’ait ni l’âge ni le droit, va se débrouiller comme un grand pour rapporter du bois (la mission de base) et surtout, surtout, se jouer du troll (qui n’est pas très très sympa, il faut le dire). Les enfants vont adorer aussi, parce qu’il y a beaucoup de gentillesse et d’ingéniosité dans ce petit bonhomme. Et c’est ce qui fait la force de ce conte (sans doute le plus célèbre de Norvège) qui a traversé les âges.

Ce qui prouve (si besoin était) qu’il n’est nul besoin d’être grand et fort pour réussir. Et cela va vraiment plaire aux enfants (et aux plus grands) car mine de rien, ce n’est pas un, mais de nombreux défis que va relever (haut la main) Askeladen contre le troll (pratiquement un par page, c’est pour dire).

Les magnifiques illustrations sont de Godo. Elles sont en pleine page, ou partagent également le texte. Elles sont superbement réalisées et complètent parfaitement l’histoire.

Enfin, le livre est en édition bilingue, « français allemand » (je ne suis pas très forte en allemand, mais je précise immédiatement que cela ne gêne pas la lecture si on ne sait lire qu’une langue 😉 ).

Enfin, une édition collector contenant un CD audio du conte, lu par Laurent Peyronnet et mis en musique par Godo est également disponible (à partir du 6 juin).

 

Extraits : « il prit ensuite une bonne hache et se mit en chemin. La nature s’éveillait autour de lui. C’était le moment de l’aurore où l’engourdissement de la nuit cède la place au réveil des parfums, des formes, des sons et des couleurs. Un vrai monde enchanté ! ».

« C’est juste que tu manques de forces, reprit Askeladen d’un ton compatissant. Je ne me moque pas, remarque, mais, avec moi, il ne serait pas retombé. – Ah, oui ! hurla le troll, horriblement vexé. Eh bien, prouve-le ! ».

 

« Askeladen et le pari contre le Troll » de Laurent Peyronnet, illustrations Godo. Nats Editions.

 

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Catherine Rolland : « La solitude du pianiste »

La solitude du pianiste Catherine Rolland

Pour écouter la chronique, cliquez ici :

https://djpod.com/lamusedesgones/la-solitude-du-pianiste-catherine-rolland

La solitude du pianiste – Catherine Rolland

Catherine Rolland écrit, et écrit bien.

Après une première réussite, avec « Ceux d’en Haut », elle avait renouvelé et « Après l’Estive » avait rencontré le succès escompté.

Ce n’est pas parce qu’on n’aime pas les chevaux qu’on ne pouvait pas lire « Ceux d’en haut » et « Après l’Estive ».

Là, c’est pareil. On n’est pas obligé d’aimer la musique, et encore moins le piano, pour dévorer, car tel est le mot « la solitude du pianiste », le dernier opus de Catherine Rolland.

L’auteure nous plonge dans une intrigue passionnante, déroutante, envoutante. En dix jours, et trois mouvements, comme une sonate de Beethoven.

L’histoire ?

L’histoire est celle de deux frères, Yann et Matthias. L’un est un musicien de très grand renom, l’autre un imminent cuisinier. Tous les deux ont perdu leur femme.

Ils ont chacun deux enfants, vivent sous le même toit, se connaissent, se complètent, s’adorent. Yann (le pianiste) va se produire pour un grand concert. Sa femme, Marie, est morte lors d’une mission humanitaire, quatre ans auparavant. Louise, l’agent de Yann, n’aime pas les hôpitaux. Et pourtant, elle va devoir s’y rendre. Yann aussi. Et comme la nièce de ce dernier, elle va découvrir (enfin, surtout Yann)… Hanna, une pétillante urgentiste… Mais aussi, tous vont découvrir l’impensable…

Ce que La Muse en pense :

Ce livre est d’une beauté absolue. Tout d’abord, parce que l’auteure maîtrise ce thriller épatant, plein de justesse et montant crescendo. Franchement, on ne peut que se laisser happer par l’intrigue, rondement menée par Catherine Rolland. Ensuite, parce que partant d’un banal fait divers (qui ne s’est pas retrouvé aux urgences, au moins une fois ???), l’auteure nous entraîne carrément dans Le Milieu. Mais quel Milieu ? (vous ne croyez quand même pas que je vais vous dévoiler l’intrigue, quand même).

Catherine Rolland signe là un magnifique roman, plein de suspens et de rebondissements. Au fur et à mesure de l’intrigue, on découvre, on comprend, et puis … non, il reste la moitié du livre lorsqu’on comprend, alors, ce n’est pas possible … Et bien si ! Et l’auteure de nous promener au gré des non-dits, des mensonges, des interrogations, de jouer avec nos nerfs une intrigue-partition aussi belle, aussi magnifique, mais aussi délicate que celle interprétée par son héros : la Waldstein, une des Sonates réputées les plus difficiles de Beethoven, que Yann jouera exceptionnellement à la fin de son concert.

Alors, La Muse dit « bravo, bravo Catherine Rolland, pour cette magnifique interprétation !!! » L’auteure a en effet composé son livre comme Beethoven en son temps, la Waldstein. Avec passion, et changement de sonorités, parfois spectaculaires, comme l’intrigue de ce livre haletant.

Alors, que vous soyez passionnés de piano … ou non, « La solitude du pianiste » de Catherine Rolland est le livre par excellence que vous ne pourrez pas poser avant le mot fin.

Et comme La Muse a lu tout le livre et qu’elle s’intéresse à tout, une toute petite précision (qui sera corrigée lors des rééditions et devrait être rajoutée en attendant) : C’est bien la Waldstein qu’a composée Beethoven (Catherine vous le confirmera lors de dédicaces).

 

La Muse remercie les Editions « Les Passionnés de Bouquins » pour l’envoi de leur SP (qui ressemble vraiment à un SP !!!) et Catherine Rolland pour les échanges fructueux que nous avons eus ensemble, les échanges passés, et, je le souhaite vraiment, les échanges à venir.

 

« La solitude du pianiste » de Catherine Rolland.

Editions « Les Passionnés de Bouquins ».

 

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